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Mot du secrétaire Général du Forum des Jeunes entreprises du Congo à la cérémonie de clôture et de remise des attestations aux jeunes formés à l’esprit d’entreprise


 

Visite d'un champ de manioc à Nyanga

 

 
Paul Kampakol, Secrétaire général du Fjec prononçant son allocution
 
Paul Kampakol remettant le certificat et le chèque àun apprenant

 

Madame La Ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique ;
Monsieur le Commissaire
Monsieur le Représentant Résident adjoint du PNUD,
Distingués Invités
Mesdames et Messieurs

Chers Jeunes

Je commencerai mon propos par Féliciter le Gouvernement de la République du Congo et le Programme des nations Unis pour le Développement qui ont eu la bonne idée de monter et défendre ce programme auprès des partenaires techniques et financiers, notamment auprès de l’ambassade Japon qui, à son tour, a manifesté son intérêt pour la jeunesse et sa confiance en notre Pays, en acceptant de le financer.
Mais surtout, je voudrai remercier ces trois partenaires pour  avoir fait confiance au Forum des Jeunes entreprises du Congo, en reconnaissant notre expertise dans le domaine de la formation en entrepreneuriat, et surtout en nous confiant cette lourde responsabilité de former 400 jeunes.
Oui, Madame la Ministre distingués invités, je parle de lourde responsabilités,  car  et  vous le savez,  prendre en charge la formation et je dirai même l’éducation des jeunes adultes, dont certains traversent des moments milieux difficiles, je pense ici aux jeunes du département du Pool et j’y reviendrai, comporte d’énorme risque de déviance et d’agitation, pour un sujets aussi sensible et passionnant que l’entrepreneuriat.
Vous l’avez intitulé projet de prévention de la radicalisation de la Jeunesse, fort  heureusement, car celle que nous avons eu pendant ces presque 4 mois de formation a été plutôt une jeunesse composée des jeunes disciplinés, déterminés et ayant un désir fou d’apprendre.
Tenez, sur les 402 dossiers  sélectionnés au terme d’un processus qui a enregistré plus de 750 Candidatures à l’annonce de la formation, 374 candidats ont  terminé leur formation, soit un taux de participation de 93,5%. Les spécialistes de l’éducation et de la formation vous diront que c’est un taux plus qu’excellent. Deux éléments à notre avis, justifient cette assiduité sur 6 semaines à raison de deux jours par semaine sans relâche.
Je pense certes, comme nombreux d’entre vous, à la prise en charge des frais de déplacement qui, pour ces jeunes sans revenus était un grand soulagement. Mais je pense surtout à la rigueur avec laquelle vous, Madame la Ministre avez voulu que nous sélectionnions les candidatures. Nos équipes ont passé de longues  journées de travail pour auditionner un à un les différents  candidats, sur la base des critères définis et validés par votre département, le PNUD et nous-mêmes. Je suis sûr que ces séances de soutenance des idées de projet, ont été déterminantes pour l’engagement à fond de nos jeunes candidats ici présents. Félicitation à vous chers Jeunes.

Distingués Invités mesdames et messieurs,

Nous avions prévu dans notre méthodologie, de former 300 jeunes à Brazzaville et 100 à Kinkala, avec un déplacement de nos équipes après une identification similaire à celle que nous avons effectuée à Brazzaville.

Comme vous le savez, la situation  un peu particulière que vit le département du Pool, ne nous a pas permis de nous rendre sur place. Nous avons dû, avec l’autorisation de Madame la Ministre et la compréhension du PNUD, trouver les jeunes de ce département parmi les déplacés ici Brazzaville. Ce qui n’était pas facile. Mais avec de la volonté et l’implication de tous, nous avons réussi à en identifier 102, parmi lesquels 10 sont venus  de Kinkala et Mindouli, rien que pour participer à cette formation et  nous les  avons logé et nourri pendant toute la durée de formation.
J’ai dis que je reviendrai un instant sur ces Jeunes. Permettez Madame La Ministre que Je fasse ici  sous forme de  plaidoyer.

Ces Jeunes ont voulu comme ceux de Brazzaville, réaliser leur activité dans leur milieu de Vie. Ils  disposaient de quelques avantages matériels qu’ils considéraient comme apport à leur projet. Or au moment du coaching,  nous avons eu du mal à les évaluer. La nature ayant horreur du vide, le temps qu’ils ont passé ici Brazzaville en attendant une certaine assurance avant de retrouver leur terre, certains de leur bien se sont détériorés.
C’est ainsi que Madame la Ministre, nous aimerions compter sur vous pour que avec la détermination que les Jeunes ici vous reconnaissent, vous obteniez du Gouvernement et des différents partenaires techniques et financiers Amis du Congo, la mise en place d’un programme d’urgence et de relance des activités économiques et agricoles dans ce département, dès que le Gouvernement le jugera utile. Le Forum des Jeunes entreprises dont  l’animation socio économique et la conduite des projets de réinsertion est le métier, est tout  à fait disposer à soutenir vos efforts dans ce domaine.

Pour revenir à notre programme, Mesdames et messieurs, la seconde partie après la formation  a consisté comme vous l’avez compris, à coacher, c'est-à-dire, aider les finalistes dans la rédaction et la mise en forme de leur projet. Ainsi, sur les 282 ayant terminé la formation sur la cohorte de Brazzaville, 229 fiches ont été déposées et 134  d’entre elles retenues par la commission de validation  pour passer le coaching. Au finish, 116 dossiers ont abouti mais 98 seulement d’entre eux, représentant 103 bénéficiaires ont obtenus l’accord de financement, pour un montant total 49,9 millions de Francs  CFA attribués sur les 50 millions prévus. Les dossiers restant  on peut le dire, n’ont pas démérité ni par leur qualité, ni par la détermination des jeunes promoteurs. Mais l’enveloppe n’était pas suffisante.

La preuve, Madame la Ministre, sur les 116 dossiers finalisés,

  1. 10% seulement  sont dans le commerce y compris la restauration
  2. 15% sont dans la petite transformation à savoir, pâtisserie, laiterie, savonnerie, poissonnerie, farine. Il y a quelques années ce secteur n’atteignait même pas 5% ;
  3. 15% dans les NTIC y compris les services de bureautiques et de maintenance ;
  4. 17% dans l’agriculture, notamment de cycle court c'est-à-dire le maraichage  et un projet de production de champignon parmi eux;
  5. 43% sont dans les services dits utiles et créatifs comme la coiffure, la couture, le froids la sérigraphie. On aurait pu parler ici de l’artisanat de service.

Sur l’ensemble des bénéficiaires et le chiffre-ci vous intéresse personnellement Madame la Ministre, les femmes représentent 32% et sont présentes dans 11 corps de métiers sur les 25 exprimés. 39% d’entre elles sont  dans l’artisanat de services ; 30% dans la petite transformation, 21% dans l’agriculture, l’élevage  et la restauration, 3% dans les NTIC notamment  dans le bureautique et l’informatique puis le reste, c'est-à-dire 7% seulement dans le commerce de vivres qu’elles appellent couramment les divers.

 Ces chiffres, comme vous l’avez constaté, ne concernent que la cohorte de Brazzaville. Les 84 dossiers sur 92 reçus, des candidats du Pool sont en attentes et nous ne désespérons  pas de ce que les solutions adéquates et durables seront trouvées.

Pour notre part, nous pensons avoir remplis notre tâche, en tout cas pour ce qui est de ces deux premières phases puisque la dernière étape pour nous, consistera à accompagner les bénéficiaires dans la mise en œuvre de  leur projet.

Madame la Ministre, distingués invités mesdames et messieurs,

Je ne saurai terminer mon propos sans vous dire combien cette expérience était importante et enrichissante pour mon institution. Voici quelques années par manque de programme de ce genre, nous n’avons plus eu l’occasion de former, coacher,  financer et suivre des jeunes qui nous arrivent qu’avec leurs idées. Est-il nécessaire de vous rappeler que c’est ainsi que le Fjec a été créé ?

Nous allons continuer à nous engager auprès de ces jeunes pour que  dans les années avenir, sortent de cette génération des vrais entrepreneurs formés et motivés.

Quant à vous Chers Jeunes vous avez noté depuis le début de la formation, que le vrai  diplôme dans le domaine de l’entrepreneuriat n’est pas le papier fort utile que vous allez recevoir aujourd’hui, mais la mise sur pied d’une entité économique capable de vous prendre en charge et de créer des richesses pour notre Pays, en termes d’emplois et de contribution au Produit national brut.

 Hier encore, je vous disais, mes Chers amis, que cette occasion, ce Projet est unique pour vous. Avec ceux qui seront sérieux dans la conduite de leur projet, même s’ils échouent et surtout s’ils échouent en travaillant, le Fjec continuera à être de leur côté. Ceux qui réussiront même de très peu, pourront compter sur nous pour les emmener plus  loin, avec ou sans financement extérieur. Nous prendrons le relais à travers notre Caisse de Participation à la Promotion des Entreprises et à leur Développement, leader dans le financement des micros, petites et moyennes entreprises.
Quant à ceux qui détourneront leurs projets pour à des fins inavoués, je le répète, vous aurez perdu une sacrée opportunité dans votre vie  pour montrer à la  face du monde, de vos parents et de nos autorités que la jeunesse congolaise mérite d’être aidée et appuyée car elle sérieuse, entreprenante et dynamique. Elle ne pense pas se radicaliser !

Une fois de plus Merci à tous,

Bienvenu au Monde des acteurs économiques

et BON VENT AUX NOUVELLES ENTREPRISES/